À la recherche du bonheur

Le sage pour être heureux regarde au-dessous de lui, et jamais au-dessus, si ce n'est pour élever son âme vers l'infini.

Le Livre des Esprits (Allan KARDEC)

 

précisément à cette question : "l'homme peut-il jouir sur la terre d'un bonheur complet? " il a été répondu : "non, puisque la vie lui a été donnée comme épreuve ou expiation; mais, il dépend de lui d'adoucir ses maux et d'être aussi heureux qu'on peut l'être sur la terre ".

 

Ainsi, nous pouvons profiter d'un certain bonheur, mais celui-ci ne sera jamais parfait, tout au moins sur le long terme; et souvent un bonheur attendu lorsqu'il arrive, ne répond pas a nos attentes, car nous attendions la perfection qui n'est pas de ce monde.

 

Dans le Livre des Esprits, la réponse a la question 921, ajoute que : "l'homme est le plus souvent l'artisan de son propre malheur. En pratiquant la loi de dieu, il s'épargne bien des maux et se procure une félicite aussi grande que le comporte son existence grossière ". D'où l'idée que nous créons notre bonheur et notre propre malheur.

 

C'est pourquoi il faut apprendre à diriger sa vie, en gérant ses actes, ses défauts. Plus on ira dans ce sens, moins les épreuves nous accablerons, car nous aurons fait les bons choix et pris les bonnes décisions, celles qui paraissent justes aux yeux du divin.

 

De plus, la vision du bonheur n'est de toute évidence pas la même pour tous.

 

Nous n'avons pas tous les mêmes buts et les mêmes priorités, ni le même caractère. C'est pourquoi a la question 922 du livre des esprits : "y-a-t-il cependant une mesure de bonheur commune a tous les hommes? ", il a été répondu : "pour la vie matérielle c'est la possession du nécessaire; pour la vie morale, la bonne conscience et la foi en l'avenir ".

 

Il est vrai qu'avec la même richesse matérielle, l'un sera heureux, car il aura de quoi subvenir à ses besoins et cela lui suffira, tandis qu'un autre sera profondément malheureux, frustré, car il aura eu auparavant une richesse une richesse bien supérieure, qui lui aura permis des plaisirs qu'il ne peut plus s'offrir.

 

D'ailleurs, en réponse a la question 923 du Livre des Esprits, les esprits supérieurs nous donnent un exemple frappant, qui illustre très bien ces différents raisonnements.

 

"Sans doute, celui qui avait cinquante mille livres de revenu et se trouve réduit à dix se croit bien malheureux, parce qu'il ne peut plus faire une aussi grande figure, tenir ce qu'il appelle son rang, avoir des chevaux, des laquais, satisfaire toutes ses passions, etc. il croit manquer du nécessaire, mais, franchement, le crois-tu bien à plaindre, quand a coté de lui il y en a qui meurent de faim et de froid, et n'ont pas un abri pour reposer leur tête? ".

 

En fait, le bonheur ici-bas peut être atteint par deux attitudes : la première, profiter des petits bonheurs simples que nous offre la vie. la seconde, s'efforcer d'avoir une paix intérieure. Cette paix puise toujours une consolation dans sa conscience, et qui lui donne l'espoir d'un avenir meilleur, si l'on fait ce qu'il faut pour l'obtenir .

 

Ces petits bonheur simples de la vie, ceux qui sont liés aux ressentis du corps, mais aussi aux ressentis du cœur. il y a ces petits délices liés aux cinq sens.

 

S'imprégner d'une chanson qui vous donne un pincement au cœur; croquer dans un chocolat belge, respirer l'odeur de l'herbe, dans la fraîcheur du matin. Le bonheur? Ressentir les flocons de neige tomber sur sa joue, tel une douce caresse; admirer des paysage  de cascades vues du ciel.

 

Toutes ces pensées si simples ne vous imprègnent-elles pas déjà de bonheur? Rien que d'y penser, un sourire de bien-être ne se dessine-t-il pas sur vos lèvres? Mais chacun sait-il apprécier les plaisirs simples de la vie?

 

Il est certain que ceux qui se disent malheureux devraient se pencher un peu plus sur ces petits moments de bonheur plutôt que se plaindre à chaque contrariété. Chaque contrariété qui prend une importance outre mesure est un venin qui empoisonne la vie, et qui empêche d'apprécier les petites joies. Cependant, il faut savoir apprécier les plaisirs qu'offre la vie sans se laisser aliéner par eux, que le bu  de la vie ne devienne pas une course aux plaisirs, prendre garde à les savourer sans en dépendre.

 

Et bien sûr, nous avons les petits bonheurs liés a l'amour, au sens le plus large du terme, à ce petit soulèvement du cœur qui témoigne de notre émotion : un baiser sur la joue de la part d'un jeune enfant, prendre un bébé contre soi, être pris dans les bras d'une personne qui nous est chère, discuter et rire avec ceux que l'on aime.

 

Vivre avec les autres, ne pas vivre en ermite, en égoïste, c'est aussi une source de bonheur. On ne se centre plus sur soi-même, mais on s'ouvre aux autres, le partage est une source d'enrichissement pour tout le monde.

 

Mais le bonheur le plus intense, le bonheur intérieur, c'est lorsque l'on a pu donner du réconfort, de l'amour à quelqu'un qui en a besoin, c'est une satisfaction et une joie que l'on ressent, comme une paix intérieure, imprégnée du sentiment que l'on a bien fait.

 

Quoi de plus beau que de tendre une main vers quelqu'un qui en a besoin, sans rien attendre en retour, juste donner, pour l'autre, et essayer de l'aider à trouver un sens à sa vie, lui faire comprendre qu'il faut puiser dans les petites joies de l'existence, qui sont les pièces du puzzle qui l'aideront a trouver le puzzle complet du bonheur.

 

L'homme est le plus souvent l'artisan de son propre malheur. En pratiquant la loi de dieu, il s'épargne bien des maux et se procure une félicité aussi grande que le comporte son existence grossière.

Allan KARDEC

 

 

À ce propos, Jean-Jacques ROUSSEAU disait : "Je sais et je sens que faire du bien est le plus vrai bonheur que le cœur humain puisse goûter ".

 

C'est vrai que l'on se sent le cœur joyeux lorsque l'on a aide une personne, on sent qu'on a apporte à son prochain quelque chose qui n'a pas de prix, comme si l'entraide fraternelle entraînait l'approbation divine; c'est ce que l'on ressent tout du moins, lorsque l'on fait acte sincère d'altruisme.

 

Ainsi la bonté et le bonheur ont un lien, et c'est pourquoi Shantideva écrit dans La marche vers l'éveil : "Tous ceux qui sont malheureux le sont pour avoir cherché leur propre bonheur; tous ceux qui sont heureux le sont pour avoir cherché le bonheur des autres. À quoi bon tant de paroles? Comparez le sot attaché à son propre intérêt, et le saint qui agit dans l'intérêt des autres ".

 

Se libérer de l'envahissement de souvenirs du passe ne signifie pas que l'on soit incapable de tirer des enseignements utiles des expériences vécues. S'affranchir de l'appréhension à l'égard du futur n'implique pas que l'on soit incapable d'aborder l'avenir avec lucidité, mais que l'on ne se laisse pas entraîner dans des tourments inutiles.

(Mattieu RICARD)

 

 

Ainsi le bonheur est celui que nous nous créons, nous sommes heureux parce que nous avons décidé de l'être. Selon Allan KARDEC "l'homme n'est souvent malheureux que par l'importance qu'il attache aux choses d'ici-bas; s'il élève ses pensées vers l'infini qui est sa destinée. Les vicissitudes de l'humanité lui semblent alors mesquines et puériles, comme les chagrins de l'enfant qui s'afflige de la perte d'un jouet dont il faisait son bonheur suprême. Dans l'état de civilisation, l'homme raisonne son malheur et l'analyse; c'est pourquoi il est plus affecté; mais il peut aussi raisonner et analyser les moyens de consolation ".

 

Il est possible de trouver dans la spiritualité et dans la foi, la force d'affronter les épreuves et ne pas croire que son bonheur dépend des causes extérieures, sinon on reste malheureux en attendant qu'elles tombent du ciel.

 

Matthieu RICARD, l'un des spécialistes mondiaux du bouddhisme, dit dans le même sens : "Maladroitement, nous recherchons le bonheur en dehors de nous-mêmes, alors qu'il est essentiellement un état intérieur. S'il trouvait sa source au-dehors, il serait à jamais hors d'atteinte ".

 

Nos désirs sont sans limites et notre contrôle du monde, restreint, temporaire et le plus souvent illusoire. On peut être très malheureux alors que l'on a apparemment tout pour être heureux, et, à l'inverse, rester serein dans l'adversité.

 

C'est pourquoi, il ne faut pas se laisser accabler par l'événement, c'est un travail que l'on doit faire sur soi, personne d'autre ne pourra le faire à notre place, nous les artisans de notre propre bien-être, de notre sérénité.

 

Souffrir des vicissitudes malheureuses de la vie est une chose, s'écrouler moralement et sur le long terme en est une autre. les épreuves font mal, cela est vrai, mais nous avons aussi ici-bas des baumes consolateurs qui nous permettent de nous relever. Le spiritisme nous encourage à prier et à faire appel à notre guide protecteur, tout en nous instruisant sur le pourquoi des épreuves, afin de nous permettre de nous construire une force intérieure.

 

Si l'on forge en soi une spiritualité emplie de foi et de compréhension des épreuves, nul doute qu'elle nous apportera le bonheur simple de la paix de l'âme. car on n'est plus torturé par les doutes, la crainte du futur, les regrets du passé... Les tourments de l'âme sont aussi dus à ce que nous en faisons, si nous apprenions mieux a maîtriser les mauvaises pensées qui nous assaillent : la colère, la jalousie, l'orgueil blessé, les mauvais souvenirs, la peur du lendemain, (par manque de foi), nous serions plus heureux. Cela consiste en une gymnastique qu'il faut essayer de faire pour son bonheur.

 

On a l'habitude d'avoir une pratique sportive afin de modeler son corps, alors pourquoi ne pas faire de même avec l'esprit, en essayant de discipliner ses pensées afin de préserver son bien-être mental?

 

Nous pouvons maîtriser nos souffrances morales par notre propre volonté. Il suffit de l'avoir décide. Un sage a dit : "à quoi bon se tourmenter pour ce qui n'existe pas encore? " et c'est tellement vrai! Ainsi le bonheur se construit par ses propres efforts, la citation de Luca et Francesco  CAVALLI-SFORZA, extraite de leur livre (La Science du Bonheur) est d'ailleurs très à propos : le bonheur n'arrive pas automatiquement, ce n'est pas une grâce qu'un sort heureux peut répandre sur nous et qu'un revers de fortune peut nous enlever; il dépend de nous seuls. On ne devient pas heureux en une nuit, mais au prix d'un travail patient. Poursuivi de jour en jour, le bonheur se construit, ce qui exige de la peine et du temps. Pour devenir heureux, c'est soi-même qu'il faut savoir changer.

 

Et ce qui frappant lorsque l'on observe notre monde, les personnes qui ont eu l'occasion d'aller aider dans des pays du tiers monde, nous le disent, c'est que dans nos pays civilisés il y a beaucoup de personnes dépressives, et qui ont pourtant tout pour être heureuses : confort matériel, travail, famille, amis, etc. Et de l'autre coté du monde, où les difficultés de subsistance sont beaucoup plus difficiles que chez nous. De nombreuses personnes ont le sourire aux lèvres, irradiant d'une lumière de paix intérieure et de joie de vivre.

 

Un jour, j'ai vu dans une émission de télévision, un homme qui vivait dans une grande pauvreté et dans la maladie, lorsqu'on lui a demandé comment il faisait pour garder le sourire, il a tout simplement répondu : "j'ai la Foi ".

 

Carole DULOISY

 

 



Les réactions

Avatar esri

votre article est interessant ,pourtant il serait meiux interessant si vous aviez fait des references profonde en vous servant des ecriture sainte ,je parle de la BIBLE.merci

Le 24-03-2014 à 10:15:17

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