Prières pour les mères

Aux côtés de nos Frères qui honorent les mères qui les aiment, auxquelles nous te prions d'offrir les lauriers qu'elles méritent; bien qu'étant attentifs à la loi de cause à effet que la Doctrine spirite nous recommande de prendre en compte, nous te demandons de bénir également les Mères oubliées, celles pour lesquelles  la maternité s'est transformée en un purgatoire d'affliction  !...

 

Pour celles qui gisent durant la nuit en gardant sur leur poitrine les fruits de leur propre sang, afin qu'ils ne meurent pas de froid.

 

Pour celles qui étendent sur la place publique leurs mains fatiguées, suppliants, au nom de la compassion,qu'on leur donne ce dont elles ont besoin en ce monde.

 

Pour celles qui se réfugient dans les grottes naturelles, accommodant leurs enfants malades au milieu des excréments des animaux.

 

Pour celles qui font les poubelles pour y rechercher les aliments corrompus que les chiens eux-mêmes rejettent avec dégoût.

 

Pour celle qui se maquillent, cachant leurs larmes, dans l'intention malheureuse de vendre leurs corps à des coeurs pervers, croyant faussement ne pouvoir que de cette façon soigner leurs enfants que la mort menace.

 

Pour celles qui ont trouvé la calomnie et le fiel dans la bouche de ceux qu'elles ont allaités.

 

Pour celles qui se sont converties en sentinelle de la chute morale, près des grabats.

 

Pour celles que le veuvage a soumises à la convoitise d'inconscients créanciers.

 

Pour celles que la douleur a rendu folle et qui ont été placées dans des asiles de fous.

 

Et pour celles que la vieillesse de leur chair  a couvertes de cheveux blancs et qui, comme personne ne voulait d'elles, ont été accueillies à l'abri des regards du monde, par les bras de la charité.

 

Seigneur, ce sont elles les héroïnes de l'arrière garde qui payent à la Terre les tributs les plus élevés de la souffrance...

 

Toi qui a réconforté la samaritaine et qui a séché les pleurs de la veuve de Naïm, qui a rendu l'équilibre à Madeleine, qui a relevé la fille de Jaïre , souviens-toi des filles de Jérusalem qui ont partagé Ton agonie sur la croix, alors que tous t'abandonnaient, et prends pitié de la femme !...

 

                           Psychographie : Francisco Candido Xavier

                          

Source : Revista Fraternidade, mai 2014

 

(extrait de la revue spirite de septembre 2014)

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